1 - Le terme "évangile" apparaît seulement six fois dans l'évangile de Marc (1:1,14-15; 8:35; 10:29; 13:10; 14:9), apparemment avec le même sens ou presque que celui donné par Paul: c'est un message qui apporte la délivrance.
2 - L'évangile, comme Marc le comprend, débute par la proclamation de Jean que l'évangéliste, clairement, entend être Elie; celui-ci, selon l'eschatologie apocalyptique, devait apparaître et annoncer l'arrivée imminente du Messie. Ceci est encore plus clair dans le récit de la Transfiguration (9:2-13, où Elie et Moïse apparaissent avec Jésus. C'est en descendant de la montagne que Jésus dit à ses disciples que cet Elie qui doit venir d'abord est déjà apparu et a souffert le sort qui lui était destiné. Cf. 6:15, 8:28, 9:4, 9:5, 9:11, 9:12, 9:13,15:35. Dans l'évangile de Marc le destin d'Elie préfigure celui du Fils de l'homme ; ce modèle, Jésus enseigne ses disciples à l'accueillir comme le leur. Pour l'évangéliste, ce n'est pas simplement l'annonce de la venue du Messie qui donne à Jean son importance; son destin est plutôt le paradigme de ceux qui prennent au sérieux le message que lui, Jean, puis Jésus et les disciples, sont supposés proclamer et pour lequel ils doivent s'attendre à être martyrisés.
5 - La plus part des traducteurs et des interprètes ont tenté d'adoucir le caractère sans concession de ce verset: Marc veut-il vraiment dire toute la Judée et tout Jérusalem? Ils pensent à une exagération rhétorique. "Tout le monde vint" ne signifie pas tout un chacun. Mais je pense que Marc a voulu rendre compte d'une confrontation entre l'annonce d'Elie et l'ensemble d'Israël. Le défi d'Israël, et de Jérusalem en particulier, atteint son point culminant entre les ch 11-15 de cet évangile. La réponse initiale de Jésus au chapitre 11 est aussi enthousiaste que l'accueil de Jean indiqué ici.
6 - Quelle que soit la réalité historique du vêtement et du régime alimentaire de Jean le Baptiste, cette description veut d'abord indiquer clairement l'identité de Jean comme Elie "redivivus" . 2 Rois 2 raconte l'histoire d'Elie emmené au ciel dans un chariot de feu; les écrivains d'apocalypses disaient qu'il reviendrait sur terre pour annoncer la venue du Messie.
De quoi Jean était-il vêtu?
“d'une peau de chameau” selon le codex Bezae. Mais la peau de chameau est si raide qu'elle convient plutôt à fabriquer des chaussures ou la selle des chevaux. Le côté "homme des cavernes" du Baptiste, est très accentué dans la traduction slavone de la Guerre des Juifs de Flavius Josèphe inspirée du texte biblique avec le prophète Elie en 2R 1:8: "Un homme velu, ceint de cuir, ceint sur ses hanches“, et l'habit des prophètes en Za 13:4 "Ils revêtiront une peau poilue.”;. Comme Élie la toison de Jean était son vêtement et l'auteur ajoutait que là où il n'y avait pas de poils il en avait collé d'autres.
En pensant que les poils de chameau pouvaient être tissés, Matthieu a harmonisé ses sources de manière à donner à Jean une stature plus amène: selon lui Jean portait un vêtement fait de poils de chameau et ajoutait qu'il avait autour des reins une ceinture de peau; tout en confirmant Marc, il rendait son tableau plus acceptable et plus biblique.
Le texte de Marc fut par la suite réajusté comme suit: “Jean était vêtu de poils de chameau”.
1 - Marc D05, 1:6 Ἰωάννης ἐνδεδυμένος δερρήν καμήλου.
3 - 2 R :1-8 : ἀνὴρ δασὺς καὶ ζώνην δερματίνην περιεζωσμένος τὴν ὀσφὺν αὐτοῦ)2 - Mt 3:4 Ἰωάννης εἶχεν τὸ ἔνδυμα αὐτοῦ ἀπὸ τριχῶν καμήλου καὶ ζώνην δερματίνην περὶ τὴν ὀσφὺν αὐτοῦ,
3 - Marc (A,B) 1:6 Ἰωάννης ἐνδεδυμένος τρίχας καμήλου καὶ ζώνην δερματίνην περὶ τὴν ὀσφὺν αὐτοῦ,
8a Les pronoms personnels ici et au v 8 (son, Je, lui) sont emphatiques, par la position au v 7 et par l' inclusion d'un pronom intensif ἐγὼ αὐτὸς) au v.8. Jean immanquablement subordonne son propre rôle à un "plus fort" qui vient après lui.
8b - Le grec dit "plus fort". Ici la tension semble incomber à la supériorité de celui que Jean proclame mais comme le terme est ἰσχυρότερός, on doit s'interroger sur l'homme fort de cette phrase de Jésus, sur la maison, le royaume divisé et la maîtrise de l'homme fort en 3,27.
8c - Certainement le grec signifie baptiser, mais il y a plus que les seules dimensions rituelles.
9a - Vague (et formulé de manière conventionnelle) en ces jours là, à ce qu'il semble, est certainement supposé par l'évangéliste lier l'histoire du baptême de Jésus à l'activité de Jean. Soit que Marc n'ait eu connaissance d'aucune tradition relative à la naissance de Jésus et aux années précédant son baptême, soit qu'il n'en ait pas vu l'utilité pour le message qu'il proclamait.
Ce moment, cet évènement est une expérience formatrice, constitutive pourrait-on dire de la carrière de Jésus. S'il se peut que l'évangéliste ait pensé que Jésus était déjà le Messie de Dieu avant son baptême, il est clair qu'à cet instant du récit, Jésus devint conscient ou eut connaissance de son statut de fils de Dieu et de Messie royal d'Israël.
9b - Marc ne connaît pas d'autre lieu d'origine à Jésus que Nazareth en Galilée. C'est le sien (Mk 6:1-4) même si ce n'est pas son lieu de naissance comme l'évangéliste pourrait l'avoir pensé.
9c - " Se laissa lui-même être baptisé": Le verbe est à la voie passive selon la terminologie dans sa forme conventionnelle; néanmoins cela peut s'entendre d'un passif "de permission" ou d'un moyen (j'ai argumenté ailleurs comment ces formes doivent être reconnues comme portant, potentiellement, des significations à la fois moyennes ou passives, exactement comme les formes de la plus part des temps); à la manière dont l'indique plus directement la version de ce récit par Matthieu, le baptême est un rite que l'on vit avec intention, même si c'est un autre qui l'accomplit.
10a - Aussitôt. Cet adverbe est si fréquent dans les transitions de l'évangile de Marc (42 fois) qu'il m'est arrivé de penser que l'évènement qui le caractérise est le "fait accompli".
10b - Même si d'autres évangélistes ont pu décrire cet évènement, Marc le dépeint visiblement, non comme une épiphanie, mais comme une expérience personnelle de Jésus. Comme d'autres histoires qui en Marc sont répercutées sans identification ni référence à un témoin qui aurait observé l'évènement, il semble que Marc entend nous faire comprendre que c'est à travers cette expérience que Jésus prit connaissance de son statut de Messie royal.
10c - ἠνυγμένους τοὺς οὐρανοὺς comme en Mt 3:16. L
Par contre le participe σχιζομένους des autres manuscrits suggère ici un violent - soudain ou inattendu - déchirement d'une surface lisse; il apparaît une autre fois seulement dans l'évangile de Marc en 15,38 et Matthieu 27:51 à propos du voile du temple se déchirant (voie moyenne intransitive comme dans le présent verset) à la mort de Jésus sur la croix. Je doute que l'emploi de ce verbe en ces deux points soit accidentel.
10d - "Comme une colombe" est un peu ambigü: Cela signifie-t-il que l'Esprit ait eu l'apparence physique de la colombe comme Luc (3,22) l'aurait compris et décrit? Ou bien cela signifie-t-il que la descente de l'Esprit ressemblait à la manière dont une colombe tombe de son perchoir sur le sol? Je pense que cette dernière lecture est la plus vraisemblable.
10e - L'expression peut signifier "en lui" ou "sur lui", mais je pense plutôt que "au-dessus" de lui conviendrait davantage.
11a - Le grec egeneto n'indique aucun mouvement et je pense qu'il ne suggère pas plus d'épiphanie ici qu'au v.10. Il ne nous est pas dit que Jésus entendit la voix; par contre il est clair que la voix concernait Jésus seul avec l'utilisation des pronoms personnels : Tu es et en toi. Luc aussi a recours à ces pronoms personnels et, bien que son récit me paraisse décrire ce qui advint, davantage comme un évènement objectif (ce qu'implique le v.3,22), il voit lui aussi la voix comme s'adressant directement à Jésus.
Matthieu quant à lui décrit clairement une épiphanie: Celui-ci est mon fils bien aimé en qui j'ai mis ma faveur.
11b - Sans aucun doute la phrase fait écho au Ps 2,7, un psaume de couronnement indiquant ici que Jésus est le Messie élu de Dieu.
12 - Tandis que Matthieu et Luc utilisent tous deux une forme passive pour marquer une guidance spirituelle de Jésus à l'intérieur (Mt) ou dans (Lc) le désert, l'Esprit selon Marc , semble jeter soudainement Jésus dans le désert depuis le Jourdain où il venait d'être baptisé; ekballw est un verbe qui en Marc est utilisé ailleurs , de manière prédominante pour l'exorcisme des démons, sinon pour l'exorcisme de Satan(3:23), pour l'expulsion des personnes de la maison du chef de synagogue (5:40) et des changeurs du Temple (11:15), de l'oeil qui mène à pécher (9:47) et du fils bien aimé du propriétaire de la vigne, après sa mise à mort (12:8). En Mk 1:12 ekballw , à la voie active paraît violent. Il semble que Jésus soit représenté ici sinon comme une victime, du moins comme le sujet passif d'une violente poussée, extérieure à lui.
13 Le désert à nouveau: cf note 4. Cet épisode est, en un sens, une récapitulation dans la carrière de Jésus de l'expérience Sinaïtique de Moïse, avant de sortir Israël de l'esclavage d'Égypte et avant les 40 années d'Israël dans le désert, avant l'entrée en terre promise.
13b : πειραζόμενος , confronté à l' épreuve. Ailleurs en Marc, le verbe est utilisé à propos de ces tests de Jésus par les pharisiens ou d'autres (8:11: demande d' un signe du ciel, 10:2: question sur le divorce, 12:15 question de l'impôt à César). En Marc l'épreuve d'un signe venant du ciel renvoie indubitablement à la scène de Gethsémanie (14:32-42),où le coût "humain" est de boire la "coupe symbolique" déjà identifiée ( 10:38-39 et 14:23-24) comme acceptation de la mort (la mise à mort de Jean Baptiste, de Jésus lui-même et plus tard des disciples ).
13c - Les bêtes sauvages; des anges qui se chargent de ses nécessités: il y a dans cet épisode une qualité mythique extraordinaire qui ne signifie pas pour autant que la narration ne décrive pas une expérience réelle. Cette expérience est à comprendre comme spirituelle dans un désert spirituel; Marc semble nous dire que, d'une manière ou d'une autre, dans ce temps qui arrive à son terme, Jésus sous son identité nouvellement annoncée - en faisant cela - affronte un péril mortel, et qu'il survit à cette épreuve avec l'assistance d'En-Haut.
14a - Dans l'évangile de Marc, Jean, Jésus (9:31, 10:33-4, etc.) et les disciples (13:9) affrontent leur mort. Il y a 20 occurrences de ce verbe en Marc , dont 17 avec le sens soigneusement récapitulé par Louw & Nida (§37.111): "livrer une personne au contrôle d'un tiers, impliquant soit le transfert d'un coupable pour un châtiment par les autorités, soit le transfert d'un individu à un ennemi qui tirera probablement un parti indû de la victime - livrer, trahir" . Le ministère de Jésus commence quand le sort de Jean est déjà fixé. Son exécution est rapportée en Mc 6 dans une sorte de flash-back, alors qu' Hérode Antipas, entendant parler des activités de Jésus et de ses disciples, suppose que Jésus est Jean Baptiste ressuscité des morts.
15b - Repentez-vous: Le verbe grec peut très bien représenter le verbe hébreu et l'incitation pressante, récurrente dans le OT, faite devant Israël à se "retourner" - à revenir à Dieu de ses voies rétives; le grec suggère une transformation de son propre esprit ou de sa mentalité par un renouvellement. Cela ressemble de près à la façon dont Paul exhortait les croyants à se "retourner "(Phil. 2:5 ou Rom 12:2 ).
15c : "croyez dans l'évangile": l'exhortation consiste dans le fait d'avoir foi, de croire et cela ne signifie probablement pas que l'évangile soit l'objet de la foi; la foi est plutôt dirigée vers Dieu et vers Jésus, porte-parole autorisé et agent du règne de Dieu. L'évangile est plutôt la proclamation qu'une telle foi et l'accès à une nouvelle existence sont maintenant ouverts à ceux qui discernent que l'évangile est vrai, que l'opportunité et l'offre sont réels.
16- Dans l'évangile de Jean, (1:35-42) Jésus a rencontré premièrement Simon Pierre et André qui, commes des disciples, s'étaient alors attachés à Jean. Simon et André pouvaient avoir été des pêcheurs Galiléens et primitivement des disciples de Jean ; si cela est vrai, il reste que le présent de narration paraît avoir été construit autour des paroles de Jésus: "Viens derrière moi, et je je ferai de vous des pêcheurs d'hommes ". On pense au premier anagrame à la fois du terme "poisson " en grec ICThUS et de la confession de foi: "Ihsus Christos Theos Uios Sôter" Jésus Christ, Fils de Dieu, Sauveur". Comme la première fonction des disciples et des apôtres était avant tout évangélique, leur rôle était préfiguré dans l'histoire de leur appel (en ce qui concerne Simon Pierre et André comme les fils de Zébédée): ils étaient appelés à devenir "pêcheurs d'humains".
17a - La phrase d'injonction ou d'invitation à devenir un disciple présente l' alternance suivante: soit aller derrière (ὀπίσω ἐρχεσται) soit suivre (ἁκολουθειν). Dans l'évangile de Marc il n'y a pas de doute que les deux expressions ne signifient pas simplement "accompagner" mais essentiellement "suivre la voie de Jésus" non seulement en proclamant la bonne nouvelle, en soignant ou en exorcisant, mais en fin de compte en suivant son chemin jusqu'à la croix. L'expression la plus claire est en 8 :34 Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit: Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive." Comme Jean Baptiste et comme Jésus, les disciples ont à proclamer le message et à être livré au pouvoir des autorités avant d' affronter leur exécution.
18a - A nouveau la réponse immédiate signalée par l'adverbe "Marcien" euquV . NA27 a retenu le texte ils laissèrent leurs filets et le suivirent; mais la leçon de D05 est particulièrement attrayante ici, car plus loin, dans la rencontre du jeune homme riche, invité par Jésus à vendre tout pour le donner aux pauvres, Simon Pierre commente (10:28): Et nous laissant tout nous t'avons suivi. On retrouve la même combinaison verbe-objet; et à l'arrestation de Jésus en 14,50, par rapport aux disciples le phrasé est éloquent notamment par rapport à Simon Pierre: et le laissant, tous s'enfuirent. Les disciples de Jésus dans l'évangile de Marc comme cela doit être observé par tout lecteur attentif, sont zélés dans leur premier engagement enthousiaste pour Jésus, mais ils ne comprennent pas réellement qui il est, ni quel est son rôle, ni le leur en tant que "disciples" ; aussi quand le test de leur engagement survient, ils l'abandonnent. Leur attitude est justement caractéristique de l'interprétation marcienne de la parabole du semeur : 16 Les autres, pareillement, reçoivent la semence dans les endroits pierreux; quand ils entendent la parole, ils la reçoivent d'abord avec joie; 17 mais ils n'ont pas de racine en eux-mêmes, ils manquent de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils y trouvent une occasion de chute.(4:16-17).
18b "Vinrent derrière lui" . D05 par contre présente "ils le suivirent" . Bien qu'il soit difficile de préciser la différence de signification entre les deux, il se peut que la leçon de NA27 soit à préférer ici car elle se sert, à la fin de la péricope, du même verbe employé par Jésus dans son invitation initiale aux premiers pêcheurs et la phraséologie s'offre ainsi en continuité.
21a -Comme il le fait constamment, Marc souligne ici la rapidité dans la séquence des évènements : aussitôt pendant le sabbat . Il n'y a pas d'attente du sabbat à venir, mais c'est l'occasion, vu en raccourci, d'une épiphanie même si les assistants ne comprennent pas qui est Jésus.
22 - Le phrasé marcien est frappant en soi et l'étonnement de l'auditoire sur son autorité est réitérée explicitement au v. 27; bien que ne nous ne soyons pas informés du contenu de l'enseignement, c'est la manière d'enseigner qui a impressionné.
23 Comme Louw & Nida l'indiquent un “πνεύμα ἀκάθαρτον" est un esprit malin surnaturel qui est rituellement impur et qui incite les personnes à l'impureté. Cet esprit est souillé et souillant, qu'il soit reconnu ou non comme tel par un observateur quelconque. Si aussitôt (qui n'est pas en D05) semble surprenant ici il faut l'entendre de la manière suivante: la présence de Jésus et la réalité qu'il représente constituent une menace pour cet esprit. Celui-ci ne peut supporter silencieusement la menace mais reconnaît que l'esprit présent en Jésus depuis son baptême est la marque du royaume : "Jésus est le Saint de Dieu".
25 - L'autorité manifestée à travers son enseignement s'affirme à présent dans l'injonction sévère à l'esprit impur: "Sois muselé". Si l'esprit quitte le démoniaque, il ne le fait pas dans le calme; toutefois il ne dit rien de plus sur l'identité de Jésus. C'est la première occurrence du thème célèbre du "secret messianique" ; thème narratif récurrent de cet évangile présent dans une moindre mesure chez les autres synoptiques; l'identité de Jésus est reconnue par les esprits démoniaques qui la laissent échapper en dépit d'avertissements explicites de Jésus; malgré tout, cette identité n'est pas discernée par d'autres humains, ni comprise même quand, d'une manière ou d'une autre, lui est conférée un caractère explicite.
27 Ici, l'adjectif "nouveau" caractérisant chez Jésus la façon d'enseigner, ne signifie pas seulement "nouveau" mais "jamais entendu jusqu'ici". Manifestement, Jésus se comporte d'une manière qui échappe totalement au domaine de leur vie et de leur expérience quotidienne: Ils ne savent que faire de lui, mais comme l'indique le verset suivant, ils continuent à faire de Jésus le "porte-parole" de la ville de Capharrnaüm et de bien au-delà de la ville elle-même.
30 - Jésus guérit la belle-mère (qui n'est pas nommée) de Pierre. La nature de sa maladie n'est pas déclarée, mais il est juste indiqué que Jésus lui prit doucement la main et qu'elle fut suffisamment remise pour servir un repas à Jésus et aux quatre disciples.
32 - Première occurrence d'un thème récurrent dans le récit de Marc: une foule de gens s'assemblait autour de Jésus pour être guérie ou se laisser instruire ce qui avait une conséquence double: (a) une notoriété croissante de ses pouvoirs miraculeux avc une large diffusion; (b)une pression de la foule l'entourant et menaçant de le bousculer.
41 - À nouveau ce thème du secret messianique.
34 - Des thèmes récurrents chez Marc trouvent ici leur expression: (a) à cause de la pression exercée par la foule autour de lui ou pour un besoin personnel Jésus se retire dans le désert (b) mais il ne peut rester en solitude: ses disciples le recherchent, le surprennent et lui disent qu'il est en effet l'objet d'une "chasse à l'homme".
40 - C'est le premier d'un certain nombre de brefs résumés sur l'activité de Jésus, avec ici un délicat incident: un lépreux s'avance et fait appel, avec succès, à la compassion de Jésus en vue de sa guérison. Le thème du "secret Messianique" est à nouveau évident: Jesus, sévèrement, ordonne à celui qui vient d'être guéri d'accomplir les prescriptions Mosaïques à l'égard de la lèpre et de sa guérison, et de n'en rien dire à personne; évidemment Jésus ne recherche pas plus la notoriété en tant que guérisseur qu'exorciste des démons. Là encore l'homme n'en tient pas compte et raconte, partout où il va, l'histoire de sa guérison; en conséquences, Jésus ne tente pas de retourner à Capharnaüm s'il veut éviter la foule, mais demeure à l'extérieur dans le désert et laisse les foules venir à lui.